
The Mosaist
Certaines collaborations commencent par une rencontre inattendue. Celle avec The Mosaist fait partie de ces histoires qui marquent une galerie.
J’ai découvert son travail en janvier 2024, lors du salon District 13 à Paris. À cette époque, je présentais principalement ma collection personnelle sur le salon, avec quelques artistes qui me tenaient particulièrement à cœur.
The Mosaist est venu sur mon stand pour me présenter son univers. Je n’avais malheureusement que peu de temps à lui consacrer ce jour-là, mais son travail a immédiatement attiré mon attention. Je lui ai proposé de passer quelques jours plus tard à la galerie afin de découvrir ses œuvres plus tranquillement.
Lorsqu’il est venu présenter son travail à la galerie, le coup de cœur a été immédiat.
Je me souviens encore de cette première rencontre : je lui ai dit que je gardais les deux œuvres qu’il avait apportées. Et finalement, ces deux premières pièces ont rapidement trouvé leur public.
Puis l’histoire s’est répétée. À chaque fois qu’il revenait avec de nouvelles œuvres, elles trouvaient rapidement leur public auprès des visiteurs et amateurs d’art qui découvraient son univers.
Très vite, nous avons compris qu’il se passait quelque chose de particulier avec son univers. Nous avons alors décidé d’aller plus loin en imaginant ensemble une première Collection Capsule Galerie Montorgueil.
Cette première collection était composée de douze œuvres au format 50 x 50 cm, chacune éditée à dix exemplaires, ainsi que d’une pièce surprise inspirée de l’univers des Chevaliers du Zodiaque.
Pour la galerie, c’était une étape importante : il s’agissait de l’une des premières grandes collections capsules imaginées par la Galerie Montorgueil, pensée comme un véritable lancement artistique avec un teasing, une présentation dédiée et une communication auprès de notre communauté.
Le succès a été immédiat : près de 70 œuvres ont été adoptées en moins de 24 heures.
Mais au-delà de cette réussite, cette aventure représentait surtout le début d’une collaboration construite dans la durée.
En 2025, nous avons eu le plaisir de présenter un solo show dédié à The Mosaist à la Galerie Montorgueil, une exposition qui a rencontré un véritable succès et confirmé l’intérêt grandissant autour de son univers.
Nous avons également continué à présenter son travail sur différents événements, notamment lors de Solidart Lille en 2026, où nous avons exposé une sélection de ses œuvres.
Cette collaboration s’est aussi développée au-delà des murs de la galerie avec une série spéciale proposée sur Artsper pendant la période de Noël 2025, permettant à son univers de dépasser les murs de la galerie et de rencontrer un public beaucoup plus large.
Nous avons également eu la chance de partager son univers avec Technikart, qui lui a consacré un très beau reportage ainsi qu’un documentaire de plusieurs pages sur son parcours et sa démarche artistique.
Ce qui nous avait séduits dès notre première rencontre, c’est cette capacité à transformer la mosaïque et le pixel en un véritable langage artistique contemporain.
Son travail repose sur l’assemblage minutieux de petits carreaux de pâte de verre, avec une attention remarquable portée aux détails et aux finitions. Chaque œuvre demande une grande précision et un véritable savoir-faire, ce qui donne à ses créations une profondeur particulière et rend son univers immédiatement reconnaissable.
The Mosaist apporte également une attention très personnelle à chacune de ses pièces, notamment avec sa signature réalisée à la main en calligraphie, qui vient finaliser chaque œuvre et lui donner un caractère unique.
Avant d’être présenté en galerie, The Mosaist a construit une partie de son univers directement dans l’espace urbain, avec plus de 200 mosaïques en pâte de verre installées dans les rues de Paris. Cette volonté de créer un art accessible, visible par tous et capable de créer une rencontre spontanée avec le public fait partie intégrante de son identité artistique.
Derrière chaque création se cache un travail précis autour de la culture populaire, de la mémoire collective et de ces images qui appartiennent à notre imaginaire.
Aujourd’hui, The Mosaist occupe une place particulière dans l’histoire récente de la galerie. Sa série de fantômes, que nous présentons régulièrement, est devenue l’une des séries emblématiques de son travail.
Comme plusieurs artistes que nous défendons à la Galerie Montorgueil, The Mosaist crée un pont entre culture populaire et art contemporain. Il reprend des références que nous connaissons tous pour les transformer en œuvres originales, accessibles et profondément liées à notre époque.
Son histoire avec la galerie restera particulière : il fait partie de ces artistes avec lesquels une simple rencontre s’est transformée en une véritable aventure artistique.
Mais cette collaboration est aussi devenue une belle aventure humaine. Depuis notre première rencontre en 2024, un lien particulier s’est créé avec l’artiste, basé sur la confiance, les échanges et l’envie commune de développer son univers.
C’est aussi ce qui rend notre métier de galeriste si passionnant : certaines rencontres dépassent le simple cadre professionnel et deviennent de véritables histoires humaines.
Découvrir un artiste, croire en son univers et avoir la chance d’accompagner son évolution : c’est exactement ce qui nous passionne dans notre métier de galeriste.





